31 mars 2018, il pleut, il fait froid, mais je sais que les beaux jours arrivent.

Billet boursorologique  du 1 avril 2018.

En novembre 2017, je criais « sous » tous les toits, l’hiver arrive, je rentre les chaises. Un ami banquier, m’a dit que c’était ridicule pour analyser la bourse car ce n’était pas scientifique.
Mais en regardant le graphe ci-dessous emprunté au site de zonebourse.com, j’avais peut être raison.

 

En novembre 2017 on était de 5.522 points au 31 décembre 2017 à 5.333 points. Puis le yoyo à la baisse s’est enclenché pour tomber au 31 mars à 5.120 points soit une baisse de 10 %. On est revenu à la position de mai 2017soit 8 mois pour rien.
Pendant ce temps j’avais demandé à mes clients de prendre leurs bénéfices et d’attendre pour revenir sur le marché des actions.
Aujourd’hui en écoutant les informations des gérants et leurs analyses ou les chefs économistes des instituts d’analyse, j’entends le même message, les entreprises se portent bien, l’économie va bien, les dettes se remboursent lentement et même si on entend parler parfois de cagnotte, il semblerait qu’on soit sur une tendance favorable pour au moins six mois.
Oui, les risques de dérapage sont existent :
• Trop de monnaie,
• Trop d’optimisme pour les plus chanceux , car dans un monde trop euphorique le risque n’est plus anticipé ,
• Mais également difficultés croissantes pour ceux qui ont du mal à s’adapter aux changements,
• Colères pour ceux qui ne voient pas d’amélioration sur leurs fiches de paye,
• Angoisse pour ceux qui voient leurs métiers disparaître.

Ce double phénomène se voient dans le graphe ci-dessous, avec son instabilité

Evolution du CAC 40 sur 20 ans au 31 mars 2018. Graphe emprunté au site abcbourse.

La tendance positive est bien là elle est régulière, on n’a pas atteint les poussées de 2000 ou 2007 violentes et brutales. Car même si la vague se dégonfle, elle n’aura pas cette rupture qu’on a pu apercevoir lors des cycles précédents.
L’inflation repart, les revendications de hausse des salaires explosent tant en France qu’en Allemagne ou aux USA. Les taux d’intérêt remontent, la confiance des ménages s’améliore, les salariés ne croient pas à la lutte finale et les étudiants manifestent et les banques commencent à réduire les crédits accordés, la monnaie européenne est au plus haut.
Les signaux économiques positifs sont plus nombreux que les signaux négatifs. En jargon financier on dit alors que « les fondamentaux sont bons ».
Donc ne boudons pas nos plaisirs, laissons les analystes et spécialistes supputer à chaque soubresaut de la bourse, un nouveau krach car il est plus facile de vendre les mauvaises nouvelles que les bonnes.
On est fin mars, le printemps est là, l’été arrive, oui je l’avoue, je sors les chaises du jardin, car je pense que j’ai encore  quelque mois de beaux jours devant moi et je veux en profiter.

 

31 mars 2018, il pleut, il fait froid, mais je sais que les beaux jours arrivent.