Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés.

2019 Année de tous les désordres économiques, géopolitiques, & financiers.

J’ai passé le mois de janvier 2019, à assister aux réunions des représentants de nombreuses sociétés de gestion. A chaque fois j’ai entendu la même rengaine, à croire qu’il n’y avait qu’un seul économiste qui avait rédigé l’ensemble des présentations des gérants sur les perspectives 2019.

2019, sera l’année des ruptures de la croissance pour plusieurs raisons , car il  faut l’admettre nous sommes déjà dans l’œil du cyclone depuis 2018. L’année dernière 90% des valeurs mondiales ont eu des performances négatives et ce phénomène s’est accéléré en octobre 2018.

Une situation mondiale idyllique.

Les raisons sont désormais connues :

Tout d’abord 2017 avait été une bonne année, rappelez vous la croissance s’était faite sur 3 mois. Les gérants avaient surévalué les perspectives de croissance et dès le mois de février 2018, ils avaient pris leurs bénéfices.

D’un point de vue macro-économique le ralentissement est partout présent, Les USA qui avaient bénéficié des mesures de relance de la politique fiscale, a profité d’un stimuli inutile dans une économie en surchauffe, arrive dorénavant en fin de cycle.

La Chine, moteur de la croissance mondiale, annonce depuis 3 ans la baisse de son taux de croissance à 6% par an, avec une réorientation de son économie vers le marché intérieur. Elle a atteint cet objectif de croissance et tout le monde s’en étonne. Même si la demande mondiale de produits chinois a baissé, La Chine indique qu’elle cherchera désormais à satisfaire sa demande domestique.

L’Europe vieillissante, tente de maintenir sa croissance à 1.7% par an avec deux moteurs qui tournent au ralenti. D’un côté l’Allemagne qui a réduit son exportation de produits d’investissement et d’automobiles et La France en pleine restructuration, change de modèle économique, diminue sa consommation intérieure (la consommation française représente 70% de son PIB).

A cela s’ajoute une situation financière difficile en Italie, un chômage élevé de 25% en Espagne.

Enfin les pays émergents, endettés doivent rembourser en dollars leurs emprunts face à une demande de matières premières en baisse ont du mal à maintenir les équilibres de leurs balances de paiement, aggravés par un prix du baril de pétrole qui fait le yoyo entre 35 et 80 dollars.

Face à ce monde idyllique, nous pouvons ajouter, une guerre commerciale entre la Chine et les USA qui incitent peu à la confiance et découragent les investissements des industriels. Un Brexit dont même les dirigeants doutent d’une bonne solution de sortie de l’Europe, Une Italie dirigée par les frères ennemis, Une Turquie qui a du mal à rembourser sa dette et un Venezuela en hyper inflation,  vous avez une description des prévisions mondiales pour l’année 2019.

Comme un malheur n’arrive jamais seul, nous devons ajouter la fin du Quantitative Easing, c’est-à-dire la fin de l’émission de la monnaie par les banques centrales  pour soutenir leurs économies, la hausse des salaires aux Etats Unis résultant du plein emploi, ce qui aboutira obligatoirement à la réduction des marges des entreprises donc de l’investissement, d’une Italie qui doit satisfaire ses électeurs par une relance par la consommation  dans un pays fortement endetté et enfin une réglementation bancaire  européenne de plus en plus stricte pour éviter tout risque de dérapage, nous arrivons bien dans une économie globale figée, qui n’a plus comme soupape de sortie la réduction des crédits tant envers les particuliers que les entreprises.

Tout va très bien Madame La Marquise.Ce phénomène de ralentissement risque d’être amplifié par des débuts de faillite en Chine des entreprises commerciales et donc la hausse des défauts de paiement des entreprises, ce qui peut se répercuter sur les crédits high Yield.

Même, si dés 2017, La société Carmignac , indiquait : « Nous dansons sur un volcan », notre avidité pour le gain nous fait désormais dire  : « Nous dansons peut être sur un volcan , mais le vin est si bon et la musique si envoutante, continuons de chanter ». Ce qui nous ramène à la chanson  de Paul Misraki « Tout va très bien Madame la Marquise, mais si »

Les alertes étaient nombreuses, le PER (Bénéfice par action) étaient trop élevés, la croissance était régulière depuis 9 ans, l’endettement mondial 600.000 milliards de dollars trop gros pour que cela soit notre problème, a cela s’ajoute des riches toujours plus riches et des pauvres toujours plus pauvres que tout l’Occident se recouvre de gilets jaunes avec des réclamations différentes.

En conclusion, les nuages s’amoncellent bien, car :

Tous les financiers admettent que 2019 sera une année difficile et volatil.

Tous indiquent qu’il y aura bien au moins un ralentissement mais pas de récession,

Beaucoup de fonds se sont mis à l’abri en détenant  entre 25 à 30%  de leurs portefeuilles sous forme liquide.

Aussi, comme je ne suis pas devin et sans faire de catastrophisme exagéré, je pense qu’il y bien a un risque de récession ou du moins de ralentissement. Les actions seront décotées pendant que les obligations auront un faible rendement. Pour ces raisons , je propose  à mes clients de vendre les lignes qui ont dégagées des profits pour les orienter vers des liquidités ou des fonds euro.

Puis nous attendrons, mais on ne sait pas combien de temps, que l’orage soit passé, (au moins jusqu’au prochaines élections européennes) pour regarder la nouvelle carte  du temps futur et revenir sur les marchés.

Mais ce ne sont que des  prévisions qui n’engagent que ceux qui les écoutent.

Billet boursorologique du 29 /01/2019 par Jean-Pierre LALLEMAND.

Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés.

Les orages de printemps sont passés. Où serons-nous à Noël?

D’un point de vue économique et de l’analyse, la période est intéressante, car on peut tout dire et son contraire. Car de toute façon on aura raison et tort même parfois son contraire.
Etudions ces deux graphes de l’évolution du CAC 40. Le premier est une représentation sur 5 ans et la seconde l’évolution sur les six derniers mois, tous les deux arrêtés au 20 juin 2018.

Dans le long terme, sur 5 ans nous traversons une période faste. Croissance régulière, nous sommes passés de 3575 points à 5.372 points , soit une croissance de 50%. Heureux les clients qui ont ouvert un compte titre en juin 2014, ils ont trouvé un bon conseiller car celui-ci a augmenté son patrimoine de 50%.

Mais si on se met à étudier de plus près, par exemple ne regarder que les six derniers mois , janvier 2018 à Juin 2018, dans ce cas l’histoire est différente.

On est bien rentrée depuis 1 an dans une période instable et volatile. de près de 10 %par mois. En mai 2017 on était à 5.372 points on est au même niveau à fin juin.

De plus, dès le moment que vous voulez prendre une décision, le marché se retourne. Et votre ordre est enregistrée au plus mauvais moment, ce qui a pour conséquence une perte d’argent.

Billet boursorologique du 28 juin 2018.

Les orages de printemps sont passés. Où serons-nous à Noël?

31 mars 2018, il pleut, il fait froid, mais je sais que les beaux jours arrivent.

Billet boursorologique  du 1 avril 2018.

En novembre 2017, je criais « sous » tous les toits, l’hiver arrive, je rentre les chaises. Un ami banquier, m’a dit que c’était ridicule pour analyser la bourse car ce n’était pas scientifique.
Mais en regardant le graphe ci-dessous emprunté au site de zonebourse.com, j’avais peut être raison.

 

En novembre 2017 on était de 5.522 points au 31 décembre 2017 à 5.333 points. Puis le yoyo à la baisse s’est enclenché pour tomber au 31 mars à 5.120 points soit une baisse de 10 %. On est revenu à la position de mai 2017soit 8 mois pour rien.
Pendant ce temps j’avais demandé à mes clients de prendre leurs bénéfices et d’attendre pour revenir sur le marché des actions.
Aujourd’hui en écoutant les informations des gérants et leurs analyses ou les chefs économistes des instituts d’analyse, j’entends le même message, les entreprises se portent bien, l’économie va bien, les dettes se remboursent lentement et même si on entend parler parfois de cagnotte, il semblerait qu’on soit sur une tendance favorable pour au moins six mois.
Oui, les risques de dérapage sont existent :
• Trop de monnaie,
• Trop d’optimisme pour les plus chanceux , car dans un monde trop euphorique le risque n’est plus anticipé ,
• Mais également difficultés croissantes pour ceux qui ont du mal à s’adapter aux changements,
• Colères pour ceux qui ne voient pas d’amélioration sur leurs fiches de paye,
• Angoisse pour ceux qui voient leurs métiers disparaître.

Ce double phénomène se voient dans le graphe ci-dessous, avec son instabilité

Evolution du CAC 40 sur 20 ans au 31 mars 2018. Graphe emprunté au site abcbourse.

La tendance positive est bien là elle est régulière, on n’a pas atteint les poussées de 2000 ou 2007 violentes et brutales. Car même si la vague se dégonfle, elle n’aura pas cette rupture qu’on a pu apercevoir lors des cycles précédents.
L’inflation repart, les revendications de hausse des salaires explosent tant en France qu’en Allemagne ou aux USA. Les taux d’intérêt remontent, la confiance des ménages s’améliore, les salariés ne croient pas à la lutte finale et les étudiants manifestent et les banques commencent à réduire les crédits accordés, la monnaie européenne est au plus haut.
Les signaux économiques positifs sont plus nombreux que les signaux négatifs. En jargon financier on dit alors que « les fondamentaux sont bons ».
Donc ne boudons pas nos plaisirs, laissons les analystes et spécialistes supputer à chaque soubresaut de la bourse, un nouveau krach car il est plus facile de vendre les mauvaises nouvelles que les bonnes.
On est fin mars, le printemps est là, l’été arrive, oui je l’avoue, je sors les chaises du jardin, car je pense que j’ai encore  quelque mois de beaux jours devant moi et je veux en profiter.

 

31 mars 2018, il pleut, il fait froid, mais je sais que les beaux jours arrivent.

Résumé des Perspectives 2018

Suite intervention des gérants de fonds des principales sociétés de gestion.

Il y a un grand consensus sur les perspectives 2018.

La macro économie va bien. L’économie Européenne se porte bien ainsi que les entreprises.

L’économie US se porte bien, avec  un taux de croissance de 3.5%, un chômage au plus bas et une inflation qui repart signe de la bonne santé de l’économie.

La croissance de l’économie Chinoise ne sera plus de  7% par an, mais sera limité à 5%, d’autant qu’elle s’oriente de plus en plus vers son marché intérieur et que les statistiques chinoises sont peu fiables

Les autres pays émergents se portent également bien, tant pour les pays DE LA ZONE asiatique que les pays d’Amérique Latine.

Enfin La France se porte très bien, elle va rattraper son retard dans la reprise de l’activité.

Donc tout va pour le mieux dans le meilleur des Mondes.

Nous sommes en 2018, dans une boucle harmonieuse. Grâce aux différentes politiques monétaires, le cycle est solide et avance à une allure équilibrée.

Mais les raisons pour lesquelles elles pourraient se retourner sont également nombreuses et toujours les mêmes :

  • Trop de monnaie en circulation ;
  • Arrivée de fin de cycle pour le Marché Us avec une croissance régulière depuis 10 ans.
  • Aux USA Le risque de surchauffe existe et on assiste à une remontée des salaires tant pour le personnel qualifié que les petits salaires, WALL MART a augmenté le salaire horaire de 10 à 11$ alors que  le salaire horaire moyen n’est de 8$. Ce qui aura des effets sur l’inflation donc une remontée des taux aux US.
  • En Zone Europe, Les obligations d’Etat ne rapportent rien, les investisseurs préfèrent se tourner vers les Obligations High Yield qui commencent à devenir risquées, à cause de la chasse au bon papier.
  • La situation Européenne n’est pas identique partout. L’Europe du Sud est à la traîne par rapport à l’Europe du Nord, Le Brexit reste une inconnue, la croissance est là mais le chômage se maintient à plus de 10% en Italie, Espagne …
  • Et ce qui est plus embêtant, c’est surtout que dans un monde euphorique, le risque n’est plus anticipé, et une déception dans les résultats des entreprises en 2018, entrainera une forte volatilité des valeurs.
  • Voir le graphique ci-dessous.Courbe CAC 40 Septembre 2017 janvier 2018

Pour toutes ces raisons, les gérants  dans leurs globalités pensent que  le meilleur choix pour 2018 sera :

  • Les Actions françaises, puis les actions Européennes
  • Les actions des marchés émergents
  • Les obligations des marchés émergents, pour la rentabilité.
  • Les obligations High Yield Européennes, car si l’économie repart, les entreprises devront investir donc auront besoin de se financer.
  • Les obligations d’Etat retrait.
  • La baisse du dollar aura un impact négatif sur la valorisation des valeurs en €, même si les nouvelles mesures fiscales US, vont entrainer un rapatriement des les capitaux vers les USA.

Cette indécision entrainera une forte volatilité sur tous les marchés.

                                                                                                                   Neuilly le 4 février 2018.

signature Jean-Pierre Lallemand

Résumé des Perspectives 2018

Le Vent dans les Voiles …

Fin avril, nous sortons de l’hiver, le printemps s’est bien passé et nous préparons l’été.

Si on étudie l’évolution du marché boursier mars 2016, novembre 2016, le CAC 40 a été stable, il est resté sur une ligne horizontale.

Depuis novembre 2016, on assiste à une croissance, sans vraiment de baisse profonde…

Fin avril, nous sortons de l’hiver, le printemps s’est bien passé et nous préparons l’été.

Si on étudie l’évolution du marché boursier mars 2016, novembre 2016, le CAC40  a été stable, il est resté sur une ligne horizontale.

Le Vent dans les Voiles …

Mars 2017 : Printemps? Printemps Arabe, Printemps Américain, Printemps Economique en France.

Et si enfin on s’approchait même en France de notre printemps économique.  On sort peut être d’un long hiver, où le moral des citoyens était au plus bas, mais aujourd’hui on entend de plus en plus, des « ça va bien pour moi ». Les entreprises se mettent à réinvestir, le chômage diminue, la bourse remonte …

Et si enfin on s’approchait même en France de notre printemps économique.  On sort peut être d’un long hiver, où le moral des citoyens était au plus bas, mais aujourd’hui on entend de plus en plus, des « ça va bien pour moi ».

Mars 2017 : Printemps? Printemps Arabe, Printemps Américain, Printemps Economique en France.

La Boursorologie

La boursorologie est la science d’analyse et de prévision des mouvements financiers.

Si les météorologistes  nous disaient tous les soirs le temps qu’il a fait la veille, l’intérêt de l’information serait limité, voire nul. La météorologie ne sert pas à décrire le passé pour nous aider à pleurer sur les désastres qui sont intervenus, non la météorologie est utile pour prédire le temps qu’il fera demain, après-demain, dans huit jours dans un an. Oui, car dans un an en janvier il fera froid.

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La Boursorologie

Ventes en ligne

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